Futur Antérieur

Futur antérieur – Grange pyramidale

Joëlle Forestier nous conduit vers une attention renforcée aux objets du quotidien. L’écomusée aménagé par l’Office du tourisme dans la partie centrale de la grange pyramidale de Vailly-sur-Sauldre est tout destiné à son travail d’artiste. L’exposition dans la grange d’objets de la paysannerie ancienne constitue la matrice d’oeuvres qui suscitent des va-et-vient dans le temps entre nos objets d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Joëlle m’a dit « Comment regarderions nous après-demain nos objets quotidiens d’aujourd’hui, leurs utilités ou inutilités, les fossiles du futur… ? »

Texte écrit par Sandrine Moreau, dans le cadre de l’exposition  Allons Voir! Parcours contemporain au Pays-fort, Vailly-sur-Sauldre, sur la proposition de l’association Singularités, du 6 juillet au 22 septembre 2019.

Futur antérieur – Etable

Lexique Poétique, flyer disponible pour accompagner Futur Antérieur. 2019

Je jeu avec moi #3


#3

 

Je me rappelle d’un #manuscrit bavard et silencieux.

Il avait la #surface d’un vert profond et l’écriture d’une #goutte rondelette.

 

Il me pris un jour de le laisser pour mort dans la #poubelle,

seulement je me sentais affreusement mal de le #bâcher de ma vie.

Certes ça vous fais une belle #jambe.

N’empêche qu’il a fallut une bonne couche de #plâtre pour tourner la page.

A chacune des #fermetures de phrases,

la pointe de mon crayon se permettais de stopper mon élan.

Tout comme un #gardien de foot, ne voulant pas décevoir son équipe.

Bref,

à la fin du #diner je pris une dernière #pincette de litchis avant de reprendre mon récit.

Chacun des mots se #cristallisent  dans la #cuvette parraine du support,

pour compter les #printemps du passé.

Fondation à toutes #briques juxtaposées,

le mur se hisse devant moi, à chaque instants.

#Briquet, brique et crotte de bique.

Voici le #ticket de mes envies, qui pointe le bout de son nez.

Coller à ma #poitrine, le flocon de #neige fond au contacte de ma peau.

Le second fut #inhalé par un animal qui passer par là.

Changement d’#échelle et retour au fond du #coquetier dénudé.

 


 

Je jeu avec moi #2


 

#2

 

Plus qu’une #recette

la meringue montée en blanc d’œufs est généreuse.

Une fois le #gourmand attrapé, il ne peux plus passer un #lundi sans y penser. 

Seul le #donut peut lui amener #satisfaction

C’est comme un #wow à la #french qui sors de sa bouche. 

Sorte de mine d’or et pâte à chou de la #culture : à la fois poison et antidote. 

Et voilà, il vient mettre son grain de sel celui la.

Son #costume coquille d’oeuf, côtoie machinalement une structure presque parfaite. 

C’est ainsi qu’un étrange arôme #burlesque lui laisse un goût amer ;

Comme un #ballet de saveurs non-désirées sur les papilles. Je pense que là, c’est tip #top ! 

Brillante et mousseuse, nous y sommes. 

A travers un décor futuriste de #2018, nous visualisons

le #reequilibragealimentaire journalier respectif. 

Chaque ingrédients est minutieusement choisis par un calibrage utopiste du #faitmaison. 

Jardins #pailletés du fantasme. 

Cette fois, c’est un #remplissage de cause à #effet.

Zût ! J’en ai mis sur mes #chausettes. 

Triste #malade d’une fin de matinée.

#Adieu.

Je pars #loindelafoule retrouver ma #pépinière organique.

 

 


 

Je jeu avec moi #1


 

#1

 

C’est bien sur le #point d’être simplement un statut,

qui deviendrait sans doute #perlinpinpin

avec cette #mandarine flamboyante toute #flottante.

Par ici, un simple #chimiste de formation master #zouave.

Il me semble dactylographier quelques #remords non identifiés.

Arrête bichette, tes #paupiettes #bleutées sont en #feu.

Aller #vroum et puis on s’en fiche de cette #fierté.

Plus loin, j’entends de façon irritante #icicestparis

mais #tôt ou tard je les mangerai tout #cru, voilà.

C’est un certain #parfum d’humilité

qui me #papillonne dans le #logis de ma bandelette musculaire.

Maintenant c’est fini,

plus d’enfants #outillages dans le #parloir de cette pensée.

Aucun #drapeau n’est #indomptable,

seulement s’il y a #rupture

entre les condiments frétillants du #wok et l’homme #trapu du fond de la pièce.

Je me retrouve désormais encerclée par un unique #pigeon – #mutation,

je me demande s’il y a une échappatoire à ce #labyrinthe mono-mural.

Plus le #gorgonzola est fort,

moins je sens la logique #exponentielle de ce problème.

Après  #échantillonnages,

il se sentit envahi d’un  #éblouissement liquide

qui lui remontait tout le long du corps

tel une #déchirure profonde et sauvage.

Comme on dit chez moi,

chaque agencement de #hutte est le reflet de sa personne.

Au cœur de la #cheminée,

on peut observer la #figurine maraboutée qui fond petit à petit.

A l’ombre d’une #lampe de chevet tamisée, le #marteau prend rage.

Paraphrase du décor,

une malheureuse #viande grillée s’active dans les cendres.

 Les parcelles des #prés se retrouvent donc en #fusion :

mythologie pittoresque d’une #alchimie désormais présente.

Tu troues ou tu crois tout #trouer, humer et mastiquer.

Ces #maux s’imprègnent de la senteur, saveur #cookies triple chocolats.

J’#archive ma collection de #bilboquets,

sorte de #marionnettes gestuelles de va-et-vient.

 


 

Culottes croisées

Articuler, détacher, bégayer, murmurer.

Mijoter, cuire, bouillir, refroidir.

Etalonner, expérimenter, calibrer, mesurer.

 

« Les mots sont des sons ou groupes de sons articulés ou figurés graphiquement, constituant une unité porteuse de signification à laquelle est liée, dans une langue donnée, une représentation d’un être, un objet ou concept. »

Définition qui est tirée du dictionnaire Littré.

 

 

C’est en m’intéressant uniquement à la sonorité des mots que j’ai préétabli le protocole de cette édition composée de 14 poèmes.

 

A l’aide d’un livret de mots mêlés, je me suis uniquement appropriée les grilles de ce jeu, restant associées à chacun des titres.

Pour chacune des grilles, c’est un jeu de lignes continues de lettres formant des mots. L’organisation des mots s’effectuant par le hasard de la ligne tracée.

Seules les phrases obtenues pouvaient être inter-changées afin d’obtenir un poème, qui étaient le fruit, à la fois de la décision du tracé et à la fois de l’aléatoire par la juxtaposition des lettres imposées par la grille. A la fin du poème, il me suffit de rajouter le titre associé à cette grille.

 

La grille comme contrainte m’a permise d’obtenir des mots compréhensibles uniquement par leurs sonorités. L’association des phrases donne un condensé de mots reconnaissables par leurs unités sonores et non orthographiques, mais sans signification de sens dans l’ensemble des phrases.